Réseau de Prévention et de Prise en charge de l'Obésité
Pédiatrique en Franche-Comté

Un réseau Ville Hôpital « Parce qu'ensemble c'est plus facile »

L'obésité de l'enfant

Définition

Courbe de corpulence fille et garçon:
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La seule mesure du poids ne suffit pas : celui-ci doit être rapporté à la taille et pour l’enfant interprété en fonction de l’âge : on définit la corpulence, par l’IMC (indice de masse corporelle)

IMC=Poids en kg/Taille en m²
 

Ce chiffre doit être reporté sur la courbe de corpulence fille ou garçon : le surpoids est défini si l’IMC se situe au dessus de la ligne du 97° percentile, l’obésité si l’IMC est au dessus de la ligne correspondant à un IMC 30 à 18 ans.

 


Un problème majeur de santé publique

Une prévalence préoccupante

La prévalence de l’obésité infantile augmente de façon préoccupante dans de nombreux pays. En France, le pourcentage d’enfants présentant un excès pondéral est passé de 3% en 1965 à 5% en 1980, 16% en 2000 et 17,8% en 2006 : même si un ralentissement de cette progression est observée en France depuis les années 2000, près d’1 enfant sur 4 risque d’être en surpoids en 2020.

Ce phénomène touche tous les pays industrialisés, ainsi que la population favorisée des pays en voie de développement.

Cette augmentation, doublant tous les 10 ans depuis 30 ans, est encore plus rapide pour les formes sévères.

En Franche-Comté en 2013, 16% environ des enfants étaient en surpoids en classe de 6ème.

Pourquoi?

Chez l’enfant comme chez l’adulte, l’obésité est un excès de masse grasse qui résulte d’un bilan d’énergie positif prolongé. Si les déterminants génétiques sont des facteurs de prédisposition (risque multiplié par 8 si les deux parents sont obèses),les facteurs liés au mode de vie jouent un rôle majeur. Parmi les principaux facteurs environnementaux en cause, la diminution progressive de l’activité physique (transports en commun, travail scolaire, télévision, ordinateur, moindre disponibilité des parents...) joue un rôle crucial.

S’y ajoutent d’autres déterminants nutritionnels, physiologiques, psychologiques et sociaux, corollaires de l’évolution de notre alimentation et de nos modes de vie.

Le faible niveau socio-économique est un facteur de risque important ; une étude de la DREES (réalisée en 1999-2000 dans le Nord-est de la France) montre que 15% des garçons et 20% des filles de zone urbaine prioritaire (ZEP) sont en surpoids contre 12% des garçons et 16% des filles ne vivant pas en ZEP.

Sans prise en charge adaptée, la tendance spontanée est à l’aggravation progressive sur plusieurs années avec persistance de l’obésité à l’âge adulte : 60% des adolescents obèses le resteront à l’âge adulte si rien n’est mis en place.

Des conséquences délétères sur la santé

L’obésité infantile entraîne des complications de santé à court, moyen ou long terme : elle peut avoir des conséquences orthopédiques, un retentissement respiratoire (notamment des apnées du sommeil), provoquer une augmentation de la pression artérielle et des anomalies des lipides sanguins, l’apparition d’un diabète de type 2, ainsi que des lésions artérielles précoces. De plus, elle influe négativement sur l’estime de soi, l’intégration scolaire et sociale puis l’évolution socioprofessionnelle. L’enfant obèse est souvent victime d’une stigmatisation créant un véritable cercle vicieux.

Au-delà d’un problème médical, il s’agit d’un réel problème de société, expliquant la mobilisation récente de nombreux pays, notamment en Europe. Ceci justifie la mise en place de stratégies innovantes et d’actions de longue durée associant les multiples compétences professionnelles des acteurs intervenants autour de l’enfant.


Les principes de la prise en charge